Arpentez le chemin de Saint-Guilhem sur 165 kms à travers de nombreuses découvertes : paysages, rencontres, dégustations…
1 semaine de vacances, c’est le temps que nous avions pour effectuer un morceau de GR entre potes. La Lozère et le chemin de Saint-Guilhem se sont imposés naturellement : à mi-chemin entre Montpellier, Clermont-Ferrand, Lyon et Toulouse, c’était idéal pour que personne n’ait trop de trajet à faire. C’est donc en covoiturage que nous arrivons tous les 6 à notre point de départ : Aumont-Aubrac. C’est parti pour une semaine d’aventures sur le chemin de Saint-Guilhem !
- 145 €
- de budget moyen
- 165 km
- d’itinéraire
- 7 jours
- d’itinérance en moyenne
A la découverte du plateau de l’Aubrac

Aumont-Aubrac à Nasbinals
6h30. Le réveil sonne. Après avoir enfilé mes chaussures et avalé quelques tartines pour l’énergie, le départ est donné. Aujourd’hui, nous allons découvrir le plateau de l’Aubrac et le sillonner sur 27 kilomètres. Après quelques kilomètres, le soleil commence à nous chauffer le visage et les mollets. On rencontre quelques groupes de jeunes et de moins jeunes qui eux, portent leurs coquilles et font le chemin de Saint-Jacques, d’un bout à l’autre. Peut-être que nous aussi, un jour ou l’autre, on trouvera assez de temps libre en commun pour le faire ! Mais, pour le moment, on sort du chemin sur quelques kilomètres pour aller voir la cascade du Déroc. Et quel spectacle ! Le ruisseau des Salhiens se jette d’une trentaine de mètres, derrière lequel, une grotte ornée de prisme basaltique se cache.
L’itinéraire
48210 GORGES DU TARN CAUSSES
Nasbinals au Refuge des Rajas
C’est en visitant l’église de Nasbinals que nous avons terminé notre journée d’hier. Et aujourd’hui, on double une étape ! C’est avec entrain que l’on démarre pour ne pas perdre de temps sur cette grosse journée. On retrouve les groupes de pèlerins avec qui l’on a marché hier, puis on les quitte à moitié parcours : eux continuent vers l’Ouest tandis qu’on pique vers le Sud et vers le refuge des Rajas. Là-bas, Denise nous attend avec un accueil des plus chaleureux. Et c’est avec attention que nous l’écoutons raconter l’histoire de ce lieu hors-du-temps, qui n’était pas comme on pourrait le croire un buron (on en a croisé beaucoup sur ces 2 premiers jours !), mais une bâtisse où les buronniers et bergers se réunissaient pour boire des coups et jouer aux cartes. Saucisse sur l’aligot : un coucher de soleil aux couleurs flamboyantes accompagne cette fin de journée.

Les Rajas à La Canourgue
Nous quittons le refuge des Rajas avec un pincement au cœur et ce sera bientôt au tour de l’Aubrac. Mais avant ça, nous passons devant le Relais des lacs – meilleur aligot du coin si on en croit les paroles de Denise, il faudra qu’on revienne le goûter ! En descendant doucement vers la Vallée du Lot, les points de vue dégagés sont nombreux et somptueux. La vue à 180° de ce matin se rétrécit petit à petit, au fur et à mesure que l’on avance jusqu’à notre arrivée à la Canourgue.
Aventure sur les Grands Causses

La Canourgue à Sainte-Enimie
La Canourgue a bien mérité son surnom de « petite Venise lozérienne » ! Des canaux, il y en a partout, et on s’en rend bien compte en traversant ce bourg et son marché. Puis on attaque la montée sur notre premier Causse, le Causse de Sauveterre. Ce plateau calcaire recèle de champs cultivés et de troupeaux de brebis. On en croise pas moins d’une dizaine en à peine quelques kilomètres, avant la descente – et les points de vue ! – vers les Gorges du Tarn et Sainte-Enimie. La légende raconte qu’ici, à Sainte-Enimie, la princesse Enimie aurait guéri de la Lèpre grâce à la source de Burle. Les ruelles médiévales du village lui donnent un charme particulier avec ses échoppes d’artisans, si bien qu’il est classé parmi les plus beaux villages de France !
Sainte Enimie – Hures la Parades
Les étapes se raccourcissent, nous arrivons bientôt à la fin de notre parcours. C’est avec l’ascension sur un nouveau Causse que l’on laisse derrière nous Sainte-Enimie et les Gorges du Tarn. Nous arrivons chemin faisant sur le Causse Méjean et ses paysages désertiques. L’étape étant courte, on décide de l’allonger légèrement pour aller voir les chevaux de Przewalski, ces animaux préhistoriques dont la réserve présente sur le Méjean sert de transition à un retour à l’état sauvage en Mongolie.

Cap sur les Gorges de la Jonte
Hures la Parade à Meyrueis
On achève notre traversée du Causse Méjean en découvrant les Gorges de la Jonte comme deuxième délimitation naturelle de cet espace. Certains le qualifient d’ « île dans le ciel », on comprend maintenant pourquoi ! La descente vers Meyrueis se fait doucement en s’arrêtant régulièrement pour contempler les falaises abruptes auxquelles des grimpeurs s’attaquent. Quand soudain, des ombres se dessinent sur les falaises : en levant les yeux vers le ciel, on découvre de nombreux vautours qui profitent des courants d’air pour planer. Ils accompagneront notre descente jusqu’à Meyrueis.


Meyrueis à l’Espérou
Dernier jour de rando, et pas des moindres : on s’attaque au fameux Mont Aigoual. La montée finit de fatiguer nos mollets déjà courbaturés. Mais quelle récompense en arrivant au sommet : une vue à 360° sur les Cévennes, à couper le souffle ! En redescendant de ce sommet cévenol, on admire l’abîme de Bramabiau avant de rejoindre notre point d’arrivée. C’est les jambes et le dos endoloris mais la tête vidée et le cœur remplit que l’on profite de nos derniers instants de vacances et que l’on apprend que d’autres GR cheminent en Lozère. Ca n’est pas tombé dans l’oreille de (plusieurs) sourds !
Préparez votre séjour
Comment venir ?
- En voiture ou en covoiturage : l’A75 passe tout proche d’Aumont-Aubrac : sortez à la sortie 36 en venant du Sud et à la sortie 35 en venant du Nord.
- En navette touristique : en juillet et août, vous pourrez rejoindre Aumont-Aubrac depuis Mende grâce à la navette Mende – Marvejols – Nasbinals.
- A pied, pour les itinérants longues distances