Sur le Causse Méjean, une espèce sauvage de cheval nommée Przewalski a trouvé refuge grâce à l’association Takh.

Le cheval de Przewalski

Harde de chevaux de Przewalski sur le causse Méjean.
Harde de chevaux de Przewalski sur le causse Méjean., © Benoit Colomb – PACT GDT

Histoire d’une réintroduction

L’histoire la plus originale concerne le sauvetage d’un cheval du nom de Przewalski, découvert en Mongolie à la fin du XIXème siècle par celui qui lui a donné son nom. Il s’agit du colonel Nicolaï Przewalski, un explorateur russe qui a découvert et identifié cette espèce dans le désert de Gobi en 1879. Jadis, les mongols vivaient déjà avec cet ancêtre des chevaux domestiques.

Dans les années 1960, le cheval de Przewalski est en voie d’extinction en partie à cause des chasseurs et des campagnes de capture. Il n’en reste seulement que 14 survivants. 30 ans plus tard, le nombre de chevaux captifs augmente et atteint les 1000 individus ce qui pousse à la réflexion pour une éventuelle réintroduction en Mongolie.

Benoit Colomb – Lozère Tourisme

Jamais domestiqué par l’homme, on en compterait plus que 1600 aujourd’hui dans le monde. Dans la ferme du Villaret, sur le causse Méjean en Lozère, l’association Takh (mot mongol pour «cheval») a réussi à reconstituer un troupeau d’une trentaine de chevaux. Ces derniers peuvent supporter des extrêmes de chaleur et de froid.

Trois chevaux broutant sur le causse Méjean.
Trois chevaux broutant sur le causse Méjean., © Benoit Colomb – PACT GDT

Concernant son apparence, le cheval de Przewalski possède une grosse tête, de longues oreilles, des yeux placés en hauteur, une encolure épaisse et un gros corps avec une raie de mulet foncée. Il peut atteindre une hauteur de 1,60 m, une longueur de 2 mètres et un poids de 250 kg. En 2015, 12 chevaux ont été acheminés par avion pour être réintroduits avec succès au Kazakhstan, la terre de leurs ancêtres.

Thématiques

Ce contenu vous a été utile ?