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Des Cévennes au Mont-Lozère, j'accompagne la transhumance !

Partagez un moment unique avec les bergers, en accompagnant les troupeaux de brebis sur les estives !

Didier Guérin

Caractéristiques

Dans les « Causses et Cévennes » inscrits à l'UNESCO

Transhumance ovine accompagnée d'ânes de portage

Immersion dans une tradition ancestrale

Budgets

Adulte387 €

Meilleure saison

Printemps

Automne

Localisation

Cévennes - Carte

Durée moyenne

Jour(s)

4

Recommandé par
Aline

La transhumance est une tradition ancestrale, qui a valu aux « Causses et Cévennes » d'être inscrits au Patrimoine Mondial de l'Humanité en 2011. Aux côtés d'un berger, préparez les troupeaux de brebis en les parant de mille et une couleurs, et accompnez-les, à pied, sur les estives. Pour vous aider dans votre mission, vous pourrez compter sur les ânes de portage. A la clé : 4 jours d'immersion dans le monde agricole, des paysages à couper le souffle et une nuit sous la Voie lactée. Une expérience rare, que vous n'êtes pas prêts d'oublier !

Préparation des brebis en vue de la transhumance
Asinerie Badjâne

Jour 1 : L'Art de préparer les troupeaux

A nous les pompons et les sonnailles !

C’est la veille du départ en transhumance, les préparatifs vont bon train ! Les ânes porteront nos affaires et nos petits encas. Il nous faut apprendre à mettre un licol, toiletter, vérifier les sabots, installer les sacoches. Côté brebis, la confection des décorations traditionnelles est en cours ; le berger nous raconte toute la symbolique des pompons et le rôle des différentes sonnailles (esquilon d’anhel, soneta de beliga, doblenca, etc…). L'après-midi est bien rempli !

En fin de journée, les brebis sont rassemblées dans un clos. Nous voilà apprentis bergers ! Chaque animal désigné pour porter une sonnaille ou des pompons doit être attrapé par la patte arrière et immobilisé. Il faut s’y mettre à plusieurs : l’un se place à califourchon sur la brebis, les autres accrochent décorations et sonnailles. En quelques instants, le troupeau se pare de belles couleurs.

Sandy Berthomieu

« Miam » et « Zzzzz »

Ou comment prendre des forces avant le départ !

Cette opération sportive nous a donné faim ! Heureusement, l’heure du repas approche. Au menu : produits de la ferme et spécialités locales. Que de découverte pour nos papilles ! A table, le principal sujet de discussion porte sur le voyage de demain : répartition des tâches, reconnaissance cartographique de l’itinéraire... Nous sommes prêts ! A la nuit tombée, chacun rejoint son lit, dans un hébergement nomade (yourte ou tipi). La proximité de la forêt, les bruits de la nuit, les étoiles par milliers dans un ciel sans pollution lumineuse nous bercent et nous entrainent vers les bras de Morphée.

Départ de la transhumance vers le Mont-Lozère
Asinerie Badjâne

Jour 2 : La transhumance s'élance

Les joies et les galères « d’endrailler »

Au lever du jour, nous dégustons un dernier casse-croûte avant d'entamer le voyage, « d’endrailler ». Nous rassemblons nos affaires et chargeons le véhicule d’intendance, puis préparons nos amis à grands oreilles : les ânes de portage. Le départ est imminent. C’est un moment délicat : la coordination des participants à la transhumance est importante pour que le troupeau reste groupé derrière le berger, même sur les sentiers étroits. Aidés des chiens de berger, nous veillons à ce que les brebis retardataires rejoignent rapidement le groupe. Tout au long du voyage, les haltes (environ toutes les deux heures) nous permettent de nous restaurer et de reprendre des forces.

La halte de midi, plus longue, ponctue cette première expérience. Elle nous permet d’échanger sur les difficultés rencontrées et les stratégies à mettre en place. Le repas amené par l’intendance est confectionné à base de produits de la ferme ou issus de productions locales. Miam, on se régale ! Après cette halte bien méritée, notre cortège se remet en route. Et notre coordination semble bien meilleure que ce matin, grâce au briefing du déjeuner !

Picto micro contenu le saviez-vous

LE SAVIEZ-VOUS ?

La Lozère compte environ 176 000 brebis et chèvres, et 150 000 vaches, pour 76 000 habitants ! Pas étonnant donc que les transhumances soient un grand moment dans nos contrées... et que les troupeaux de brebis comme de vaches soient célébrés en grande pompe !

A nous la nuit sous les étoiles !

Un spectacle à ciel ouvert

Arrivés à l’étape du soir, au bord de la Cèze, le berger surveille le troupeau qui pâture, pendant que nous installons le clos pour la nuit avec l’aide-berger. Une fois toutes les bêtes installées et abreuvées, nous partageons le repas festif du bivouac et dressons un bilan de la journée. Nous avons tous le sentiment d'avoir appris beaucoup de choses sur le comportement des animaux. Il faut dire que le berger n’est pas avare de conseils et d’explications !

Pour la nuit, la tente nomade va tous nous accueillir. Convivialité garantie... avec quand même un peu plus de confort que pour les bergers d’antan ! Certains choisissent même de dormir à la belle étoile : magie de la transhumance... Loin de toute source de pollution lumineuse, le ciel est tout simplement majestueux.

Coucher de soleil sur le Mont-Lozère
Simon Mioni
Réserve de ciel étoilé des Cévennes
Bruno Daversin-PNC
Simon Mioni

Jour 3 : Les plaisirs simples de la transhumance

La nature s'offre à nous !

Réveil au lever du jour ! Plutôt que d’utiliser la douche solaire, nous sommes nombreux à choisir de nous débarbouiller dans la rivière toute proche. Grâce au savon 100% naturel qui nous a été fourni, aucun risque de polluer le cours d'eau. Mais quel plaisir de que se doucher avec une si belle vue !

Le rituel du départ est maintenant bien rôdé. Dernier casse-croûte avant « d’endrailler », rassemblemment de nos affaires, chargement du véhicule d’intendance, préparation des ânes de portage : les hommes et tout le troupeau sont prêts à partir pour le voyage. Aujourd'hui encore, nous parcourons l’itinéraire en effectuant plusieurs petites pauses et une halte plus longue pour déjeuner en milieu de journée. L’observation et l’interprétation des paysages nous permettent de mesurer le chemin parcouru. Les paysages changent vite par ici !

Le soir venu, nous faisons étape au gîte de Toureves, où nous attendent une bonne douche, un repas festif concocté avec des produits locaux et un bon lit. Un vrai moment de réconfort (bien mérité !) après l'effort !

Jour 4 : EstiveS du Mont-Lozère, nous-voilà

Adieu moutons, âne, berger !

C’est le dernier jour, et nous nous sentons plus libres que jamais. La première partie du voyage est très intense, avec beaucoup de dénivelé, mais la beauté des paysages granitiques du Mont-Lozère compense amplement la rudesse du sentier. Une halte est prévue aux Bouzèdes, point culminant de l’étape, afin que bêtes et hommes récupèrent de cet effort. Inutile de vous dire qu'elle est la bienvenue !

Le reste de l’étape s’effectue plus facilement, tous les sens en éveil pour immortaliser l'expérience que nous avons la chance de vivre. L’arrivée à Tourrières est prévue dans l’après-midi, après un dernier repas partagé avec le berger. Une fois le troupeau de brebis remis au berger d’estive, nous faisons nos adieux au Mont-Lozère et à ses paysages sauvages. Nous ne sommes plus de simples vacanciers, mais des apprentis bergers !

Arrivée sur les estives du Mont-Lozère
Sandy Berthomieu
Ânes de portage dans les Cévennes
Asinerie Badjâne
Picto micro contenu coup de coeur

Coup de cœur

Pour un séjour au plus près de la nature, l'Âsinerie Badjâne vous accueille dans des yourtes et des tipis. Et si vous tombez amoureux de ces hébergements insolites, ou du Mont-Lozère, sachez que vous pourrez prolonger votre séjour à l'Âsinerie à l'issue de la transhumance, pour 1, 2, 3... ou davantage encore de nuits !

ASINERIE BADJÂNE

MALONS-ET-ELZE

COMMENT VENIR ?

Le départ de la transhumance est fixé à l'Âsinerie Badjâne, dans le hameau des Cessénadès (commune de Malons-et-Elze). Pour vous y rendre, depuis Villefort, il vous faudra suivre la D901 en direction des Vans sur 11 kilomètres, puis bifurquer à droite sur la D155. A Malons-et-Elze, il ne vous restera plus qu'à tourner à gauche en direction des Cessénadès ! Comptez environ 30 minutes de route.