« Rester vertical » : la Lozère comme horizon

« Rester vertical » : la Lozère comme horizon

C’est avec fierté que le Comité départemental du tourisme de la Lozère s’apprête à suivre la 69e édition du Festival de Cannes qui ouvre ses portes aujourd’hui : le film d’Alain Guiraudie, « Rester vertical », est présenté en sélection officielle et compte parmi ses lieux de tournage le département de la Lozère.

Le réalisateur aveyronnais Alain Guiraudie présente à Cannes son cinquième long-métrage, projeté jeudi 12 mai en sélection officielle. Révélé grâce au « Roi de l’évasion » (2009) et fort du succès du très beau « L’Inconnu du lac » (sélectionné à Un Certain regard en 2013, où il reçoit le Prix de la mise en scène), le cinéaste rejoint pour la première fois la liste des prétendants à la Palme d’Or cette année.

Connu et reconnu pour ses films engagés faisant la part belle à la nature, « Rester Vertical » ne déroge pas à la règle. En prime, un décor de choix pour mettre en lumière sa nouvelle réalisation : la diagonale Brest, le marais Poitevin et la Lozère. Avec comme thématique la présence du loup : « En creusant cette question du loup, en discutant avec ceux que cette affaire concerne, j’ai découvert combien ce problème concret pouvait devenir une métaphore, une métaphore politique mais aussi existentielle. Elle fait résonner des thèmes ancestraux, bibliques et débouche sur des impasses très contemporaines. »

Dans ce film, Léo (Damien Bonnard) est à la recherche du loup sur un grand causse de Lozère, lorsqu’il rencontre une bergère, Marie (India Hair). Quelques mois plus tard, ils ont un enfant. Sans aucune confiance en Léo qui s’en va et puis revient sans prévenir, elle les abandonne tous les deux. Léo se retrouve alors avec un bébé sur les bras. Il ne travaille pas beaucoup et sombre peu à peu dans la misère. C’est la déchéance sociale qui le ramène vers les causses de Lozère et vers le loup.

« Rester vertical » a donc été en partie tourné en Lozère pendant trois semaines, précisément à Vébron, Montbrun et Meyrueis, durant l’été 2015. « Beaucoup d’éléments du film rejoignent en effet l’imaginaire du conte : le bourg de Séverac surplombé par un château, les zones mystérieuses du marais poitevin et, bien sûr, le loup... », explique Alain Guiraudie qui signe le scénario et la réalisation du film. Il n’oublie pas de dévoiler la signification du titre : « J’ai lu quelque part que, pour le loup, l’homme est un animal vertical, et que cette verticalité lui inspire la prudence, le respect ou la crainte. En Lozère, j’ai rencontré des gens qui ont entendu dire ça par leurs grands-parents : face au loup, il faut rester debout. J’ai aimé la formule. Elle contient aussi cette dimension politique et programmatique qui m’importe beaucoup. »

C'est la deuxième fois que les paysages lozériens se dévoilent dans les salles de projection du palais des Festivals. Arnaud de Pallières avait en effet tourné « Michael Koolhaas » (2013) à la ferme des Boissets. Une vitrine prestigieuse pour notre département, une nouvelle fois honoré par sa nature vivifiante et inspirante.

Le long-métrage, distribué par « les Films du Losange », est présenté ce jeudi 12 mars en compétition au Festival de Cannes. Sa sortie en salles est prévue pour le 24 août 2016.

Pour plus d’informations : http://www.filmsdulosange.fr/fr/film/227/rester-vertical