Chaque année, de mai à septembre, plusieurs milliers de randonneurs parcourent les sentiers et chemins de grande randonnée de Lozère. La Lozère est un des départements français traversés par le plus de GR. Tous offrent des panoramas à couper le souffle, le plus dur reste de choisir quel GR emprunter. Focus sur 5 d’entre eux, les plus réputés.

Ils sont nombreux les sentiers de Lozère de grande et de petite randonnée (GR, PR) voire de grande randonnée de pays (GRP) où s’aventurer seul ou en groupe. Les 7 000 km de chemins balisés traversent les terres, du plateau de la Margeride et de l’Aubrac aux Grands Causses, des Gorges du Tarn et de la Jonte aux Cévennes et au Mont-Lozère. Quelque soit l’objet de la marche – quête spirituelle, envie d’inscrire ses pas dans ceux d’illustres prédécesseurs, curiosité pour une nature insolite et une architecture caractéristique, volonté de pratiquer un sport dans un environnement préservé – vos attentes seront comblées. Les amoureux de la faune et de la flore pourront observer biches, chevreuils, buses, vautours, renards, chevaux de Przewalski entre autres, mais aussi toute une variété de plantes, de fleurs et d’arbres. Le département de la Lozère est réputé pour ses sports nature et sa randonnée pédestre.

Coquille et chapelle Saint-Roch sur Saint Jacques de Compostelle
Coquille et chapelle Saint-Roch sur Saint Jacques de Compostelle, © Benoit Colomb – Lozère Tourisme

Le chemin de Saint-Jacques de Compostelle – GR®65

Plus de 200 000 randonneurs-pélerins partent chaque année se ressourcer sur cette voie mythique. Marcher dans leur tête et dans leur cœur face à des paysages étonnants, à la recherche de « révélations » souvent liées à la nature et à la rencontre humaine. On peut en Haute-Loire récupérer le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle parti de Genève (Suisse) jusqu’à Roncevaux (Espagne). Conduisant au lieu de mémoire dédié à Saint Jacques le Majeur en Galice, le GR®65 démarre au Puy-en-Velay. Sur sa partie lozérienne, le chemin de Saint-Jacques traverse une partie de la Margeride et de l’Aubrac en passant par St-Alban-sur-Limagnole, Aumont-Aubrac, Nasbinals, et de nombreux villages. Le voyage est riche en petit patrimoine : croix, chapelles, abreuvoirs fontaines, moulins, tours, ponts de pierre. À l’écart du GR, quelques fermes assurent le gîte et le couvert.

Le chemin de Stevenson – GR®70

Du Puy-en-Velay jusqu’à Alès, soit 250 km, le Chemin de Stevenson (GR®70) inclut le parcours que réalisa Robert L. Stevenson en 1848 accompagné de son ânesse Modestine (Le Monastier-sur- Gazeille/St-Jean-du-Gard). Pour cheminer confortablement, le randonneur profitera du réseau de prestataires, partenaires de l’association « Sur le chemin de Robert Louis Stevenson » : hébergeurs, restaurateurs, loueurs d’ânes, sites culturels, etc. Depuis 1994, cette association a pour objectifs de structurer le réseau des acteurs touristiques situés sur le chemin, de promouvoir cet itinéraire culturel et d’accompagner les randonneurs dans la préparation de leur aventure sur le GR®70.

Randonneuse sur le chemin de Stevenson
Randonneuse sur le chemin de Stevenson, © Clara Ferrand

Le chemin de Régordane – GR®700

C’est la route des pélerins qui vénèrent le tombeau de saint Gilles dans son abbatiale au sud de Nîmes. Depuis 1995 et la Déclaration des principes sur la tolérance adoptée par l’Unesco, on l’appelle aussi « Voie Régordane, chemins de la tolérance ». C’est en effet toute une diversité culturelle que le Chemin donne à voir du Massif Central jusqu’à la Méditerranée. Parti de Haute-Loire, il traverse l’Ardèche, la Lozère et le Gard : quatre départements pour 242 km. En Lozère, de Langogne à Villefort, c’est le pays de Gévaudan que l’on découvre avec ses magnifiques paysages façonnés par la géologie et par l’homme : dolmen du Thort, église romane de Prévenchères, village fortifié de La Garde Guérin ou encore barrage de Villefort. On peut parcourir cette voie millénaire à pied, à vélo, en train ou en voiture…

Randonneuse sur le GRP Tour du Causse Méjean
Randonneuse sur le GRP Tour du Causse Méjean, © Aurélien Desmiers

Le chemin de Saint-Guilhem

Jusque dans les années 1960, les troupeaux transhumaient de l’arrière pays montpelliérain jusqu’au plateau de l’Aubrac par la « draille de l’Aubrac ». C’est cet itinéraire qu’emprunte le chemin de Saint-Guilhem, partant d’Aubrac pour gagner le lieu dédié à saint Guillaume d’Orange. Entretemps, on aura marché 300 km et traversé quatre départements : Lozère, Aveyron, Gard et Hérault, 27 communes dont 17 lozériennes. Des plateaux granitiques aux prairies d’altitude, le randonneur s’engage dans les gorges du Tarn, sur le causse calcaire du Méjean, monte le massif de l’Aigoual avant de franchir le cirque de Navacelles. À partir d’Aumont-Aubrac et jusqu’à St-Guilhem-le-Désert, l’association Le chemin de Saint-Guilhem propose deux itinéraires et des hébergements le long de la voie ou à proximité. Il est prudent de réserver à l’avance.

Le chemin Urbain V – GR®670

C’est un nouveau GR qui traverse la Lozère d’Ouest en Est. Il permet de parcourir 4 sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco : le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, les Causses et Cévennes, le Pont du Gard et la cité pontificale d’Avignon. Au départ de Nasbinals, sur le GR®65, le chemin Urbain V relie celui de Saint-Jacques. Mais c’est à Guillaume de Grimoard (1309-1370), nommé pape en 1362 et surnommé « Le Bienheureux » qu’il est dédié. De l’Aubrac jusqu’en Avignon, il court sur 325 km dont environ 189 en Lozère. On ne manquera pas le cœur de Mende – le Pont Notre-Dame, la cathédrale Notre-Dame et l’ermitage Saint-Privat… – et en chemin Quézac, Florac, Grizac et son château – lieu de naissance de Guillaume – St-Germain-de-Calberte, avant d’arriver dans le Gard.

Randonneuses sur l
Randonneuses sur l, © Régis Domergue

Ce contenu vous a été utile ?