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Villages de charme en Lozère

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Villages de charme en Lozère

La Garde Guérin

Le village, classé parmi Les "Plus Beaux Villages de France", est constitué d'une trentaine de maisons fortes dans ces remparts.

Il forme un bel ensemble médiéval. L'église (existence attestée dès le XIème siècle), ancienne chapelle de ses chevaliers pariers, est un bijoux d'architecture romane. La Cité des pariers Dès le XIè siècle, La Garde Guérin apparaît comme un lieu stratégique. Le château avec sa tour de guet semble avoir été construit très rapidement. Le village actuel doit la première partie de son nom à l'existence de cette édification. Le baron Guérin de Tournel prit possession du château. Les habitants de La Garde s'étaient très tôt groupés en une communauté guidant et protégeant les voyageurs et marchandises en échange de droits de péage. Ils se structurèrent dans l'esprit des Ecoles de Chevalerie du XIIe siècle. Des chevaliers pariers (égaux) en droits et devoirs se partageaient ainsi la châtellenie ou parérie et en divisaient les coûts et bénéfices selon le nombre de paréries* et le temps que chacun passait au château. A partir de 1158 deux consuls sont élus tous les ans et prêtent serment devant l'évêque pour défendre les droits du château et de son district.

Tout ceci fut aboli à la Révolution. D'autres forteresses bordaient la Régordane : le château de Castanet, celui du Cham, et de Luc.


Sainte Enimie

Logée au plus profond des Gorges, la cité médiévale est née de la source de Burle. Elle doit son nom à Enimie, sœur du Roi Dagobert, qui pour échapper à l'union que le roi lui avait préparée, contracta volontairement une maladie de peau et ainsi défigurée, se consacra à Dieu. Elle eut un songe, lui commandant d'aller se baigner dans les eaux de Burle, en Gévaudan, pour y être guérie.

Enimie s'y lava de son mal, mais dès qu'elle atteignait le Causse elle redevenait "lépreuse". Ainsi, elle comprit qu'elle devait rester auprès de la source guérisseuse et y fonda un monastère.

Le monastère bénédictin fut splendide, mais les ravages révolutionnaires n'ont épargné que le réfectoire (salle capitulaire). Une nef en plein cintre, de quatre travées, édifiées dans le calcaire local.

L'un des "Plus beaux villages de France". Ruelles pavées en galets du Tarn, maisons remarquablement rénovées.

Il faut aussi admirer la baie méridionale, décorée de claveaux* polychromes et de sculptures. Au sommet de la cité, on découvre, la chapelle Sainte-Madeleine, fondée en 1235 par Guillaume de Cénaret et alors englobée dans le système défensif du monastère. Une nef voûtée en plein cintre et une abside semi-circulaire logée dans une tour, la composent. Près du Tarn et de la source de Burle, s'élève l'église paroissiale Notre-Dame-du-Gourg, (c'est-à-dire du gouffre). Elle dépendait du monastère et fut édifiée en style roman au XIVe siècle. La nef, voûtée en plein cintre comporte trois travées, que séparent des arcs doubleaux* retombant sur des pilastres*. L'abside pentagonale voûtée en cul-defour* est décorée d'arcs muraux*. Le mobilier cultuel* est très beau.


Castelbouc

Accroché aux falaises du Causse, village troglodyte surplombant un magnifique château en ruines.


Le Malzieu

Surnommé « perle de la vallée » le Malzieu est un village fortifié dont l'édification des remparts survint au Moyen-âge, période durant laquelle la Cité devint place forte et ville judiciaire.
Elle était le fief de la famille de Mercoeur, l'une des huit baronnies du Gévaudan. La ville offre encore aujourd'hui de beaux vestiges de ce patrimoine.


La Canourgue

Baignée par les eaux claires de L'Urugne, sillonnée de canaux comme une petite venise. La Canourgue est une ville "accorte, flutées, pimpante". écrit Solanet.

Situé sur un gradin peu élevé au confluent du Merderic et de l'Urugne, un fort devenu le château Saint Etienne fut avec le monastère Saint Martin l'embryon de la ville : la place en reste marquée par la Tour de l'Horloge.


Nasbinals

Niché au creux de l'Aubrac, on ne peut passer à Nasbinals sans remarquer la puissante église, en granit foncé. Celle-ci, de pur style roman auvergnat est attestée dès 1074. Magnifiquement restaurée, le chœur d'origine est à nouveau dévoilé et le mobilier moderne se marie très bien avec l'ensemble architectural. L'église a fait l'acquisition d'une statue de Saint-Jacques, visible dans le collatéral gauche. Le presbytère attenant est également un très bel édifice. Les moines qui s'occupaient de l'accueil dépendaient de la domerie d'Aubrac en Aveyron. Elle était l'une des plus connues sur le chemin de Saint- Jacques, en raison de son importance par le nombre de lits qu'elle possédait mais aussi, par son emplacement tant apprécié en plein cœur de l'Aubrac.