Savoir-faire architecturaux en Lozère
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Traditions et savoir-faire architecturauxIdentité d'un territoire par excellence, l'architecture nait du sol, s'inscrit dans le paysage et témoigne du savoir-faire de bâtisseur. L'architecture lozérienne est variée tout comme ses paysages : maisons en calcaire des causses, massives fermes de granit d'Aubrac, et Margeride, petits villages aux maisons étroites et aux rues serrées des Cévennes, autant d'identités, de style composent le visage architectural de la Lozère, y compris dans ses créations contemporaines. Le travail de la pierre et de la lauze, la coutellerie, la cueillette, la soie...l'équilibre subtil entre tradition et création, les métiers d'art dont les savoir-faire ont traversé les âges, reprennent en suscitant aujourd'hui de nouvelles vocations. Bâtisseurs d'aujourd'huiLa Lozère, pays de traditions n'en est pas moins tournée vers le futur et a su réaliser des ouvrages contemporains qui respectent son environnement d'exception. Le bâtiment thermal de La Chaldette, un lieu alliant modernisme, matériaux traditionnels et fonctionnalité - architecte Jean-Michel Wilmotte. Habitat en MargerideAubrac et Margeride - L'étable et le logis au rez-de-chaussée sont dans le prolongement l'un de l'autre, sous le même toit. La salle commune bénéficiait d'un apport calorique important entre la chaleur dégagée par les animaux d'un côté et la grande cheminée de l'autre. Au-dessus de l'étable, il y avait le fenil ou la grange. Dans le prolongement de la grange, les combles permettaient de stocker la nourriture et les semailles. Habitat des CévennesLa maison est généralement construite dans le sens de la pente, le murpignon ouvert sur la vallée. En raison du peu de place disponible au sol les agrandissements se font en hauteur, certaines habitations atteignent cinq à six niveaux. A sa base la maison est construite en encoche dans le rocher. Le sous-sol à demi-enterré abrite la cave, la bergerie et la chèvrerie parfois voûtée en schiste. Au-dessus se trouve la salle commune. Dans les niveaux supérieurs se trouvaient les magnaneries, le grenier et fenil, le garde-manger... Tous, en raison de l'emplacement de la maison, étaient accessibles de plain-pied par la pente. Habitat du Mont LozèreSur le Mont-Lozère, les lauzes étaient remplacées par un toit de chaume encore visible dans les habitations appartenant à l'écomusée du Mont-Lozère. L'inclinaison du toit toujours à deux pentes augmente avec l'altitude, pouvant atteindre 70 à 110 % en Margeride Nord et Aubrac, en raison de l'enneigement et de l'importance des précipitations (1 000 à 1 500 mm/an). Habitat des GorgesLe rez-de-chaussée abrite la cave avec le pressoir et les tonneaux ainsi que les fruits et une citerne. Contigues à la cave, on trouve l'écurie abritant un âne et la bergerie. A l'étage se trouve l'habitation proprement dite, identique à celle du causse, précédée d'un perron. Au-dessus, sous voûte ou parfois sous charpente de bois se trouve le grenier. Habitat des CaussesLe rez-de-chaussée qui abrite la bergerie est bâti d'une voûte cintrée, souvent très plate, permettant d'atteindre une assez grande largeur. Cette dernière était généralement recouverte d'un dallage de pierres servant ainsi de sol à la pièce d'habitation. Les deuxième et troisième niveaux de la maison sont recouverts d'une seule et même voûte. Celle-ci en arc brisé permet d'obtenir un grand volume divisé par des planchers, afin d'y aménager les différents étages. La poussée oblique qu'exerce cette haute voûte équilibre la pression horizontale du rez-de-chaussée. Pour édifier les voûtes la mise en place d'un cintre en bois est nécessaire. |


























