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Et si on faisait du sport écolo ?

Pratiquer ses activités de pleine nature favorites de façon plus responsable, c’est possible !

Les vacances sont (enfin) arrivées, et c’est le moment de pratiquer vos activités de pleine nature préférées. Mais qui dit pleine nature ne veut pas forcément dire écologique. On fait le point sur les bons réflexes à adopter pour pratiquer ses loisirs de la façon la plus respectueuse de l’environnement possible.

Fleurs en Lozère
Frédéric Julien

Le B-A-BA

Les gestes écolos en toute situation

La règle numéro uno, qui vaut pour tous types d’activités, c’est de ne rien laisser derrière soi et de laisser l’endroit tel qu’on l’a trouvé. On emporte avec soi tous ses déchets, même les déchets biodégradables qui 1) mettent du temps à se dégrader (pas cool d’arriver en haut du Mont-Lozère et de se retrouver entouré de trognons de pommes !) ; 2) peuvent avoir des effets sur la nature qui nous entoure (sur les animaux qui pourraient les manger alors que ça ne fait pas parti de leur régime alimentaire mais aussi sur les végétaux !). Rien de plus simple, il suffit d’emporter avec soi un sac où l’on range tous nos déchets. On peut même ramasser les déchets que les autres personnes ont laissé traîner #makeourplanetgreatagain. Cette règle vaut dans un sens mais aussi dans l’autre : on n’emporte rien de notre endroit préféré, sinon des souvenirs : on pense aux autres, qui ont aussi envie de profiter de ce paysage fleuri, mais aussi à l’écosystème qui construit son équilibre sur ces végétaux qui nous entourent.

Benoit Colomb - Lozère Sauvage

Il en va de même pour nos besoins naturels, si on peut se retenir, on évite de faire ça en pleine nature. Si l’envie devient pressante, on trouve un coin isolé sur un sol terreux assez éloigné d’un cours d’eau ou d’un lit de rivière, on creuse un petit trou (15cmx15cmx15cm est la dimension idéale) pour faire notre affaire et on n’oublie pas de bien le reboucher. Pour le papier, soit on l’enterre dans le trou ou on l’emporte à jeter dans une poubelle plus tard, au choix.

Quand activité de plein air et itinérance écologique font bon ménage !

La randonnée pédestre #hikingtothetop

On se dit tous quand on part en rando que c’est le moyen le plus écologique de découvrir, que ce soit en marchant, à vélo, à cheval ou en courant. Néanmoins, il y a quelques critères indispensables à une randonnée green. Tout d’abord, on essaye de privilégier les chemins et sentiers déjà formés, pour éviter d’écraser des végétaux en hors-piste : ils survivent à un piétinement mais peut-être pas à des centaines. De plus, certaines plantes sont protégées, certaines espèces sont endémiques, ce serait dommage de participer directement à leur disparition. Si vraiment, on est un féru de hors-piste, on privilégiera les surfaces durables comme les pierres, les rochers ou encore la neige qui souffriront moins de nos empreintes. Si on prévoit une randonnée sur plusieurs jours et que l’on souhaite bivouaquer, 1) on lit nos conseils pour bivouaquer en Lozère, 2) on essaye de ne pas monter sa tente trop proche d’un cours d’eau, pour ne pas empêcher la faune environnante de s’y abreuver.

Chemin vers la Cham des Bondons
Simon Mioni
Randonnée à Nimes-le-vieux
Regis Domergue
Trail en Lozère
Regis Domergue

Bouge en courant !

En trail, on pense bien sûr à se ravitailler mais là non plus on ne jette pas ses emballages dans la nature. Si on ne veut pas s’arrêter pour ranger son papier dans son sac, on le met dans sa poche fermée pour éviter qu’il ne tombe ! Ou alors on peut toujours attendre de croiser une poubelle, mais, à travers les bois et forêts, l’attente risque d’être longue !

Aloha studio - GTMC VTT

Le tour de France, version écolo

Le cyclotourisme est un super moyen pour découvrir une région de façon plus écologique. Pour cela, on privilégie le vélo musculaire au vélo électrique, pour 1) utiliser de l’énergie renouvelable : celle produite par notre corps (issue d’une alimentation elle-même écoresponsable ;) ), 2) éviter les batteries électriques qui ne sont, de nos jours, pas ou très peu recyclées et recyclables. En plus, c’est plus équitable de faire la course à la force des cuisses !  Ici aussi, on essaye de rester sur les chemins et sentiers balisés et de ne pas couper à travers les bois ou les prés, même si ça nous évite un détour. Et puis, plus on pédale, plus on a de place pour des assiettes d’aligot après ;)

Randonnée à cheval en Lozère
Bruno Calendini

En liberté avec son animal préféré

Enfin, si on n’aime pas marcher et que les dénivelés lozériens font peur à nos mollets, nous pouvons toujours nous aider de nos amis les bêtes ! Chevaux ou ânes seront nos fidèles destriers pour nous aventurer dans les endroits les plus sauvages de la Lozère, avec un effort moindre ! A cheval ou à dos d’âne, on pense aussi à rester sur les sentiers existants, et à ne pas trop s’approcher de la faune locale : cela pourrait faire peur à notre animal de compagnie, mais surtout effrayer et, à la longue, changer les habitudes, des animaux sauvages locaux.

S’accrocher…

 et allier sécurité et respect

Une après-midi accrobranche de prévue ? Ou plutôt escalade, via ferrata ? Quel que soit le type de milieu, pour une approche écoresponsable, on privilégie les matériaux durables comme les accroches en fer ou les cordes plutôt que des accroches en plastique. Pour l’escalade ou via-ferrata, on pense à utiliser vos jambes pour les marches d’approches, on évite ainsi de polluer l’air pur de la Lozère. Pour s’accrocher aux parois de façon ferme et ne pas avoir les mains moites, on évite l’utilisation de poudre d’accroche comme la magnésie qui peut rester collée sur les rochers et, lors de pluies, former des dépôts qui perturbent la santé des insectes et arachnides présents sur ces parois et peuvent même finir par les empoisonner.

Escalade dans les Gorges du tarn
Remi Flament
Escalade dans les Gorges du tarn
Remi Flament
Aymeric Perona

De l’eau à gogo

Et une rivière protégée

Pour les activités d’eau, le premier conseil est de ne pas avoir trop de produits chimiques sur soi pour éviter de polluer la rivière/le lac et les espèces qui s’y trouvent. On évite donc les parfums et autres crèmes, et pour la crème solaire, on en choisit une écoresponsable qui n’abîme pas l’écosystème !
Ensuite, on choisit des équipements composés de matières les plus naturelles possibles et qui laissent moins de trace dans la nature. On se déleste aussi avant l’arrivée dans l’eau de ses accessoires superficiels comme par exemple les colliers, bracelets et autres boucles d’oreilles qui peuvent se détacher et finir dans la rivière.

Canoës aux détroits
Benoit Colomb - Lozère Sauvage

Combiner terre + eau = un aller-retour idéal

Pour le canoë, pourquoi pas inverser le sens des choses et remonter la rivière en randonnée avant de faire une descente en canoë ? Un itinéraire le long de la rive gauche du Tarn permet de rejoindre le point de départ en découvrant les merveilles des rives des Gorges du Tarn. Ce sentier de 65 kilomètres de long, du Rozier à Florac, passera forcément chez un loueur de canoës. On pourra ensuite profiter du Tarn autrement, en descendant cette jolie rivière rafraichissante. Pour la saison, on choisit de faire du canoë lorsque le niveau d’eau du Tarn est haut et on évite d’en faire quand la profondeur devient trop faible : on risquerait alors de racler le canoë contre le sol ou les rochers et de détruire le milieu de vie de certaines espèces.

Pour le canyoning, on choisit ici aussi une marche d’approche à l’aide de nos jambes. On évite ainsi toute pollution sonore et de l’air. Et on redescend la rivière au fil de l’eau.

Dans les airs purs de la Lozère

Ou au creux de la Terre

Pour pratiquer les activités de plein air comme le parapente, le saut à l’élastique ou la spéléologie de façon plus responsable, l’approche idéale est l’approche pédestre.

Le saut à l’élastique comporte en général un élastique composé de fils de latex, matière extraite de la sève d’hévéa, donc renouvelable et recyclable, ce qui est un très bon point pour une approche écotouristique. En ce qui concerne le parapente, il est bien sûr préférable de privilégier les parapentes classiques aux paramoteurs, pour des raisons évidentes de pollution.

Pour les explorateurs comme Louis Armand qui a découvert l’Aven du même nom, il convient d’utiliser des matériaux composés de fibre les plus durables et respectueuses de l’environnement possible. Il faut souligner que la plupart des encadrements mettent un point d’honneur à parler des milieux, souterrains et terrestres, et sensibilisent avec leurs discours à la protection de l’environnement et à son respect.

Pêcher, oui

Mais sans abîmer

Pour pratiquer la pêche de façon plus écologique, veillez à ne pas sur-pêcher et à attraper seulement ce dont vous avez besoin. Si vous aimez simplement l’activité, vous pouvez très bien pratiquer le relâché après la pêche. Pour certains endroits en Lozère, cette pratique est d’ailleurs obligatoire comme au lac de Charpal, plus grand lac de pêche « no-kill » de France. Lorsque l’on pratique cette pêche, on préfère les hameçons simples sans ardillons et on ramène rapidement son poisson pour éviter qu’il se fatigue. Avant de le saisir, on se mouille les mains pour protéger la couche visqueuse qui l’entoure puis on procède avec une pince à bec long pour retirer l’hameçon. Si vous souhaitez être pris en photo avec votre trophée, il est préférable de garder le poisson dans l’eau. Au moment de la relâche, assurez-vous que le poisson est ravivé et se met à nager de lui-même, sinon, accompagner le poisson et l’orienter contre le courant.

Pêche en Lozère
Benoit Colomb - Lozère Sauvage
Lac de Charpal en été
Benoit Colomb - Lozère Sauvage
Forêt en Margeride
Simon Mioni

Des tâches de couleurs…

… aux infra-rouges sans impact

Si on est fan de paintball mais qu’on souhaite se tourner vers des pratiques plus écologiques, on se tournera plutôt vers le laser game ou laser green. Le laser green s’effectue comme le paintball, en pleine nature, contrairement au laser game qui est à l’intérieur. Ces deux options évitent des pollutions non négligeables sur l’environnement à cause des billes de peintures.

SHUTTERSTOCK

Le golf écologique

Ca swingue

A première vue, le golf peut paraître comme une activité non polluante. Et pourtant, un golf moyen de 50 hectares nécessite 90 000 m3  d’eau par an pour l’entretenir, sans compter les centaines de balles de golf qui finissent dans l’eau ou dans des buissons qui ne sont pas toujours ramassées et pas recyclées. De plus, les domaines utilisent en général des dizaines de pesticides nuisibles à l’environnement pour entretenir ces espaces verts. Depuis quelques années, de plus en plus de golfs biologiques se développent. Ceux-ci ont une utilisation plus raisonnée des engrais et pesticides ou se tournent vers des alternatives 100% écologiques.

En tant que golfeur responsable, ayons une attitude clémente envers des terrains moins réguliers ou moins verts. On privilégiera l’utilisation de balles recyclées et on marchera sur le parcours plutôt que d’utiliser une voiturette.

La glisse en Lozère

Vers un environnement plus écolo

Grand amateurs de neige, il existe également des alternatives green ! Tout d’abord, si on ne pratique le ski qu’une à deux fois par an, on choisit de louer son matériel plutôt que de l’acheter : 1) ça coûte moins cher, 2) ça fait moins de choses à emporter, 3) le matériel sera ainsi partagé, on réduit donc l’impact de la production d’une paire de ski ou de raquettes par exemple. Pour une pratique plus régulière, on pense à l’achat d’occasion ! Un entretien régulier du matériel permettra d’allonger sa durée de vie et donnera une dimension plus responsable.

On veille à l’enneigement de la station avant de s’y rendre et on privilégie les stations à enneigement naturel. Pour notre santé et pour la planète, là encore, priorité aux crèmes solaires écologiques.

Raquettes en Lozère
Benoit Colomb - Lozère Sauvage
Snowkite en Lozère
Benoit Colomb - Lozère Sauvage